Un siècle et demi de microscopie

              Une centaine de microscopes composés, des accessoires plus nombreux... Mais encore ?



Que peut-on voir dans l'exposition ?
Qu'est ce qui ne s'y trouve pas ?


Lignes directrices de la collection

Les microscopes exposés ici ne sont pas neufs ni nécessairement à l'état neuf. Certains « ont vécu ».
Ce ne sont pas non plus des antiquités rarissimes. [ Il existe dans le monde de magnifiques collections, privées ou faisant partie de grands musées. Souvent, les instruments ayant appartenu à des personnages célèbres et qui par bonheur ont traversé le temps, se trouvent dans des institutions consacrées à la mémoire de ces derniers. ]
Mais plusieurs microscopes, ici, ont leur petite histoire, parfois drôle, parfois touchante. Dissimulée en ces objets, beaucoup d'humanité. Et pour qui peut y être sensible, une forme de poésie enveloppe le tout.

Les marques représentées ne le sont en proportion ni de la diversité de leur production, ni de leur longévité, ni de leur éventuelle importance historique, ni de leur puissance commerciale, ni de leur prestige, ni de la qualité réputée de leurs produits. La modernisation de l'industrie et la mondialisation des échanges ont causé la disparition des petits fabricants comme il en a existé beaucoup dans le passé. Parmi la collection de microscopes se trouvent quelques surprises... Dans le même ordre d'idées, les heurs et malheurs de grands fabricants racontent indirectement l'histoire politique et économique de l'Europe, d'une partie du monde : les soubresauts que sont les guerres, les tensions, les alliances... Par exemple, le devenir de la firme Zeiss, installée à l'origine à Iéna, a été conditionné par la division et la réunification de l'Allemagne. Cela apparaît dans les vitrines.
Les objets exposés sont donc d'origines géographiques diverses.

Sont illustrées par ailleurs, la disparité des fabrications fort anciennes et les normalisations nationales et internationales, issues de grandes tendances qui se sont imposées.

Il s'agit uniquement de microscopes optiques répondant aux besoins de la biologie. D'autres instruments de notre collection - destinés à la cristallographie, la métallographie, par exemple - n'ont pas leur place dans ce projet et sont conservés ailleurs.

Les instruments rassemblés datent d'une époque allant de la moitié du XIXe siècle - un peu avant - aux environs des années 1980. La principale motivation de s'en tenir à ces quelque 150 ans est qu'il s'agit, en ce qui concerne la biologie, d'une période de progrès continus et considérables dont beaucoup sont intimement liés aux progrès contemporains de la microscopie. Les instruments de plus en plus performants et les techniques de plus en plus affinées stimulent la sagacité des chercheurs, permettant des découvertes en cascade. Réciproquement, le souhait des microscopistes de disposer d'un matériel d'investigation sans cesse amélioré inspire l'inventivité des ingénieurs. [ Les pages de ce site consacrées à l'histoire en diront davantage à ce sujet. ]

À quoi s'ajoutent d'autres considérations :
il y a des microscopes dont la conception se distingue par son ingéniosité ou par l'un ou l'autre détail particulier, des modèles atypiques.
Certains instruments se prêtent spécialement à la comparaison, par leurs points communs ou au contraire leurs caractéristiques originales.
On reconnaîtra aussi des "variations sur un thème" [ comme la mise au point ].
Les microscopes transportables - dont les raisons d'être méritent l'intérêt en soi - se déclinent sous des formes très différentes. 
Les jouets s'efforcent de ressembler aux "vrais", parfois de façon bien naïve.

Et puis, sont illustrés des aspects purement techniques... et leur histoire :
- recherche de stabilité, ergonomie,
- évolution de la mécanique, de l'optique, immersion,
- source et mode d'éclairage [ transparence, épiscopie ],
- fond clair, fond noir, contraste de phase, fluorescence,
- préparations [ coupe, coloration, montage ],
- observation, superposition, projection, enregistrement d’images.