Arts  &
microscopie



                               Cette partie, encore à l'état d'ébauche, propose déjà... 
un bref article consacré principalement à un personnage pour le moins pittoresque.

                            [ Cliquer sur le lien ci-dessus pour accéder à l'article. ]

Par la suite, seront développées ici diverses facettes du monde étonnament riche qui englobe l'idée de microscopie.

Littérature spécialisée, incroyables ouvrages de vulgarisation, romans biographiques, policiers et autres [ auteurs classiques et anciens ], BD...
Mais encore :  arts graphiques, philatélie, numismatique, collections d'images,
objets anodins inattendus, enseignement, philosophie...
Le théâtre et le cinéma, eux aussi, font appel au microscope, et pas seulement pour les besoins des séries "police scientifique".


Les livres techniques, scientifiques, destinés aux débutants, aux amateurs avertis [ un exemple ici ] et aux professionnels auraient-ils une dimension artistique ?  Pas tous, bien sûr. L'austérité est souvent de mise.
Mais on ne peut que s'émerveiller devant les illustrations de certains ouvrages anciens. Des exemplaires colorisés de publications du XIXe siècle laissent songeur ; les réalisations des pionniers de la photomicrographie sont souvent d'une confondante beauté et les images obtenues au moyen de techniques modernes ne déméritent pas sous cet aspect. [ Ceci était le propos de l'exposition Explorons l'invisible  ( ULB / CCS - Parentville, été 2017 ). ]

Rien d'étonnant à ce qu'il soit question de microscopie dans le magnifique, incontournable La Statue intérieure de François Jacob [ éditions Odile Jacob, 1987 ] et dans le passionnant
même si un peu controversé Peste et Choléra de Patrick Deville [ éditions du Seuil, prix Femina 2012 ].

Mais le physicien Erwin Schrödinger aussi s'y intéresse dans What is life ? [ Cambridge University Press, 1944 ].

À Weimar sont conservés quatre microscopes que Goethe utilisait.

Et l'instrument intervient ici ou là dans les œuvres de Victor Hugo, Balzac, Flaubert, Lautréamont, Aragon,...
souvent même dans La chronique des Pasquier de Georges Duhamel. Dans bien des romans.

Le peintre et graveur symboliste Odile Redon ( 1840~1916 ) s'est pris d'intérêt pour ce que son ami, le botaniste Armand Clavaud, lui faisait découvrir au microscope.

Simplement à la main au XIXe siècle puis éventuellement à l'aide d'un micromanipulateur, toujours au prix d'une patience sans limite, des passionnés arrangent des objets microscopiques [ diatomées, écailles d'aile de papillon ] pour réaliser d'incroyables minuscules compositions artistiques.

Le microscope occupe une place discrète mais importante dans Les Enfants du Soleil de Maxime Gorki, en 1905.

Paul Klee qui disait « l’art ne reproduit pas le visible, il rend visible », se réfère explicitement à la vision au travers du microscope, dans sa conférence à Iéna, en 1924.

En 1928, Tamara de Lempicka exécute le portrait du docteur Pierre Boucard. Y figure un microscope.

En 1931, Laure Albin Guillot ( 1879~1962 ) publie Micrographie décorative.

Diatomées encore

Almanach + http://www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/linterieur/vitraux/rose-sud/

La dernière période de l'œuvre de Vassily Kandinsky ( 1866~1944 ) est marquée par sa découverte, dans les livres de science, du monde cellulaire vu au microscope. En constellant Bleu de nuit ( 1940 ) de petits êtres amibiens, il y réunit les infinis. [ Ceci nous ramène, entre autres, à Victor Hugo
cfr plus haut et aux Nobel 2017... ]

En 1965, David Lean, dans sa transposition à l'écran de Docteur Jivago [ roman de Boris Pasternak, 1955 ], installe Omar Sharif devant un microscope.

Lefébure ?

En 1968, une lithographie de Bernard Buffet met en scène un microscope.

En 1978, Jan Fabre crée Ik, aan het dromen, performance + sculpture où intrevient un microscope.

En 1994, Stephen Sack expose Gargoyles à la Galerie Fred Lanzenberg à Bruxelles...

Autres artistes contemporains vivant à Bruxelles, Michela Nunes et Christophe Gaugier, chacun à sa façon, utilisent le microscope comme moyen d'expression. Laurence Warnier, elle, s'inspire de coupes histologiques agrandies pour ses dessins et gravures.

De façon plus ordinaire, les chromos, images éducatives et publicitaires de toutes origines qui traitent de microscopie ou s'y réfèrent sont innombrables et d'une grande diversité.

Plus étonnants sans doute sont les bijoux, pendentifs, boutons de manchettes, et autres objets improbables qui prennent la forme du microscope tandis que des cravates et chemisiers se parent d'images captées à l'aide de l'instrument.

Les objets philatéliques se comptent en multiples centaines et il en paraît encore régulièrement. Outre leur qualité graphique, artistique donc, les timbres, cartes postales et enveloppes illustrées [ thématiques ou commémoratifs ] méritent l'attention parce que souvent, ils recèlent des détails amusants : naïvetés, vues d'artiste erronées, anachronismes. Et surtout parce qu'ensemble, ils évoquent l’histoire récente de la condition humaine, entre autres la lutte contre les épidémies, les efforts d’éducation. L’inégalité qui sépare les peuples nantis des plus démunis apparaît cruellement.

Dans Une « société d’individus » : généalogie de la problématique de l’intégration, thèse présentée en vue de l’obtention du doctorat de Science Politique, en 2005, à l'Université Lumière - Lyon II, Emmanuel d’Hombres consacre plus qu'un chapitre... à la théorie cellulaire et à des moments de l'histoire de la microscopie.

Bref, les incitations à la curiosité sont infinies. 
Tout ne peut bien sûr pas apparaître dans les vitrines mais les objets évocateurs y sont nombreux et variés. 

À coup sûr, de quoi surprendre, faire réfléchir, amuser.
Faire rêver, j'espère.